Liquidation de régime matrimonial et partage : Sécuriser votre avenir patrimonial après la séparation

SPÉCIALISTE EN DROIT DE LA FAMILLE & DU PATRIMOINE À LILLE

La séparation ou le divorce est un tournant de vie qui, au-delà de ses implications émotionnelles, engage des enjeux financiers et patrimoniaux majeurs. La liquidation de votre régime matrimonial est l’étape cruciale qui consiste à répartir les biens communs ou indivis que vous avez accumulés durant votre union. C'est une démarche souvent perçue comme complexe et source d'anxiété.

equipe CJF

Chez CARNOT JURIS FAMILLE, nous comprenons que derrière chaque patrimoine, il y a une histoire de vie, des projets et des sacrifices. Forts de plus de 35 ans d’expertise, nous sommes à vos côtés pour transformer cette étape en une transition juste et sécurisée, vous permettant d’envisager l’avenir avec confiance et sérénité.

Une expertise technique pour sécuriser vos intérêts

Une analyse chiffrée et stratégique

Nous réalisons des projections précises pour évaluer les enjeux (calcul de vos droits, élaboration de différentes hypothèses selon la répartition des biens pour vérifier la possibilité du financement, l’incidence de la prestation compensatoire, le calcul des impacts fiscaux) afin que vous preniez des décisions éclairées.

Une vision à 360°

Grâce à l’interprofessionnalité de notre cabinet, nous collaborons avec nos associés en droit des sociétés, droit immobilier ou droit fiscal lorsque votre situation l'exige pour chiffrer ou vérifier les chiffrages de biens. Aucun angle mort n'est laissé.

Privilégier la négociation

Formés aux modes amiables de règlement des différends (MARD), comme la négociation raisonnée d’Harvard et le droit collaboratif, nous nous engageons à remplacer l’hostilité par le dialogue. L'objectif est de parvenir à un accord équilibré qui préserve les relations familiales futures, particulièrement lorsque des enfants sont concernés.

La négociation est un mode d’approche différent mais n’a pas vocation à changer le résultat quant aux intérêts des parties.

Guide sur la liquidation du régime matrimonial

L'assistance d'un Avocat spécialiste en liquidation de régimes matrimoniaux (et plus généralement en liquidation des intérêts patrimoniaux des couples séparés) est cruciale car cette opération technique, conséquence du divorce, permet de répartir équitablement le patrimoine commun ou indivis acquis durant la vie commune, selon les règles complexes du droit des régimes matrimoniaux.

Qu'est-ce que la liquidation du régime matrimonial ?

La liquidation du régime matrimonial est l'étape qui permet, après ou concomitamment à la fin du mariage par le divorce, d’identifier, d'évaluer, de qualifier et de répartir les biens communs ou indivis, de répertorier et d’estimer les dettes et les créances entre les ex-conjoints, conformément au régime matrimonial choisi. Le divorce met fin aux règles patrimoniales établies par le régime matrimonial initial, rendant la liquidation nécessaire pour distinguer les patrimoines des époux.

Quels biens sont concernés par la liquidation ?

Cela dépend du régime matrimonial des époux.

En régime de séparation de biens, il peut n’y avoir aucune liquidation à faire en l’absence de biens indivis et de créances ou dettes entre époux.

En communauté, la liquidation prend en compte l'ensemble des biens immobiliers et mobiliers dont les comptes bancaires, l'épargne, les assurances-vie, les titres de sociétés ainsi que les dettes et les crédits, peu importe qu’il soit au nom de l’un et/ou l’autre des époux, en vue de partager l’actif net de la communauté. Un inventaire de l'ensemble des biens composant les patrimoines doit être établi pour réaliser le partage. Les héritages ou les donations perçus pendant le mariage par un époux sont également pris en compte, car ils peuvent donner lieu à une créance importante sur la communauté, influençant le partage des biens.

Comment les différents régimes matrimoniaux affectent-ils la liquidation ?

La répartition des biens dépend directement du régime matrimonial que les époux avaient choisi ou de celui appliqué par défaut.

Régime de la communauté légale réduite aux acquêts (régime par défaut) : Seuls les biens acquis pendant le mariage sont partagés à parts égales, sauf exceptions.

Régime de la séparation de biens : Chacun conserve son patrimoine personnel mais il peut exister des biens détenus en indivision (en commun) ou des créances entre les époux. Il est possible que la notion de "contribution aux charges du mariage" empêche tout compte entre époux si le contrat de mariage le prévoit.

Régime de la communauté universelle : L'intégralité des biens des époux (qu'ils soient acquis avant ou pendant le mariage) est mise en commun et sera partagée, chaque époux recevant la moitié de l'ensemble.

- Régime de la participation aux acquêts : Chaque époux conserve la propriété de ses biens personnels mais une créance de participation est due à son conjoint par celui des époux qui s’est le plus enrichi au cours du mariage. Cette créance est déterminée par comparaison de la valeur des patrimoines finaux (à l’exception des biens détenus au jour du mariage ou reçus en donation ou héritage par le conjoint).

Comment se déroule la liquidation après le divorce ?

La liquidation peut être amiable ou judiciaire. Elle vise toujours à aboutir à un acte (notarié en présence d’immeuble ou selon toute autre forme en l’absence d’immeuble) pour formaliser la répartition des biens.

Divorce par consentement mutuel : La liquidation est incluse dans la convention de divorce rédigée par Avocats. En présence d’un bien immobilier, l'établissement d'un état liquidatif notarié peut être obligatoire et doit être annexé à la convention, dans ce cas.

Divorce judiciaire (accepté, pour faute ou pour altération du lien conjugal) : Les opérations de liquidation interviennent après que le divorce ait été prononcé et soit devenu définitif sauf accord entre les parties. En cas d’échec de la phase amiable, le Juge aux Affaires Familiales (JAF) ordonne la liquidation et est compétent en la matière, quel que soit le régime matrimonial.

Désignation d’un Notaire : Dans les divorces judiciaires, le JAF peut désigner un Notaire dès l'ordonnance d’orientation et sur mesures provisoires, pour élaborer un projet de liquidation selon le régime matrimonial des époux et sur la base duquel le Juge pourra arbitrer les points de désaccords pour régler plus vite la liquidation après divorce.

- Partage judiciaire :  si le partage amiable n’a pas été possible après divorce, l’un des époux devra saisir le Juge aux Affaires Familiales (JAF) pour arbitrer la liquidation du régime matrimonial et au besoin, il commettra un Notaire pour réaliser un projet de partage sur lequel il se prononcera.

Qu'est-ce qu'une "récompense" ?

Une récompense est une somme d’argent due soit à la communauté par un époux, soit par la communauté à un époux, visant à compenser les mouvements de valeur entre chaque patrimoine propre et le patrimoine commun durant le mariage.

Récompense due à la communauté : Elle est due lorsque la communauté a acquitté une dette personnelle d’un époux (par exemple, remboursement d’un crédit pour un bien propre de l'époux ou paiement d’une amende pénale avec des fonds communs).

Récompense due par la communauté : Elle est due lorsque la communauté a tiré profit d’un bien propre de l’un des époux (par exemple, encaissement du produit de la vente d’un bien propre sur un compte commun).

Que deviennent les avantages matrimoniaux et les donations ?

Le divorce entraîne la révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui devaient prendre effet uniquement à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l'un des époux, sauf si l'époux qui les a consentis exprime une volonté contraire. Cependant, le divorce est sans incidence sur les avantages matrimoniaux qui ont pris effet au cours du mariage et sur les donations de biens présents quelle que soit leur forme, ce qui signifie que les époux ne pourront pas reprendre ce qu'ils ont donné.

L’Avocat en liquidation : est-il un partenaire indispensable ?

L’Avocat est un professionnel essentiel pour la liquidation car cette opération exige une maîtrise fine voire une expertise du droit des régimes matrimoniaux, du calcul des créances et des enjeux fiscaux, garantissant un partage juste et sécurisé.

L'Avocat aide-t-il à la constitution et à la défense du dossier ?

Oui, votre Avocat en droit de la famille vous apporte son expérience pour établir l'inventaire des biens, vous indique les droits exacts que vous avez sur chaque bien et vous assiste pour réunir les éléments de preuve nécessaires pour faire valoir vos droits, par exemple concernant des héritages ou donations. L'Avocat est nécessaire pour reconstituer les apports et les dettes et pour défendre vos intérêts patrimoniaux.

L'intervention du Notaire est-elle toujours obligatoire ?

Non, l’intervention d'un Notaire n'est pas toujours obligatoire mais elle le devient parfois dès qu'il existe un bien immobilier à partager, pour l'établissement d'un acte authentique (état liquidatif ou convention d'indivision). Lorsque les époux ne possèdent pas de bien immobilier, la liquidation peut se faire uniquement par acte d’Avocats.

Quel est le rôle de l'Avocat en cas de désaccord ?

En cas de désaccord persistant, l'Avocat peut saisir le Juge aux Affaires Familiales pour que la liquidation soit ordonnée judiciairement et vous défendre efficacement dans cette procédure contentieuse. L'Avocat est crucial pour gérer les situations de crise (par exemple, les procédures en provision sur l'indemnité d'occupation ou les droits issus de la liquidation ou l'autorisation de vendre) et pour s'assurer que vous récupérez les sommes d'argent qui vous reviennent.

L’Avocat peut-il intervenir avant le divorce ?

Oui, même avant le divorce ou la séparation, l'Avocat peut vous conseiller en matière de régimes matrimoniaux, notamment pour l’adoption d’un régime matrimonial, l'adaptation des contrats de mariage ou le changement de régime en cours d'union.